Bien qu’elle ait déjà tout essuyé et tout supporté, l’espérance chrétienne ne perd jamais courage parce qu’elle fait confiance à Dieu. Elle ne se fie ni à l’esprit humain, ni à la bonté humaine, ni à la persévérance humaine, ni aux prouesses humaines. L’espérance chrétienne est une espérance fondée sur la puissance de Dieu. William Baclay (La lettre aux Romains)[1]
La mort de Jésus: fait biblique et historique
La foi chrétienne repose sur deux piliers essentiels : la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Sans ces piliers, notre foi ne serait qu’une supercherie et qu’une simple plaisanterie servant à apaiser la souffrance humaine temporellement. Non seulement Jésus est effectivement mort, mais Il est aussi effectivement ressuscité.
Jésus et les prophéties de l’Ancien Testament Le concernant
La naissance, la vie, la mort et la résurrection de Jésus ne constituent en aucune manière une supercherie. Tous ces évènements sont corroborés par les récits bibliques et des faits historiques.
Après sa résurrection, Jésus a confirmé aux deux disciples attristés voyageant sur le chemin d’Emmaüs qu’en Lui sont accomplies toutes les prophéties messianiques de l’Ancien Testament. Il évoque celles consignées dans la loi, les prophètes et les Ecrits. Ces trois parties majeures sont la subdivision de l’Ancien Testament dans la Bible juive.[1]
Selon certaines études, l’évangéliste Matthieu, disciple immédiat de Jésus-Christ, cite 21 prophéties qui ont été accomplies dans les circonstances entourant la vie et la mort de Jésus-Christ. Dans 11 passages, une expression revient de temps en temps : afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète… Ou : alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète. Alors, est-ce un accident ou un simple hasard ? Considérons de plus près les données suivantes :
Les auteurs du Nouveau Testament citent les prophéties messianiques de l’Ancien Testament plus de 130 fois. Selon certaines estimations, l’Ancien Testament contient 300 passages prophétiques décrivant qui est le Messie et ce qu’Il fera, et 60 d’entre eux constituent des prophéties majeures.[2]
Pierre Stoner, astronome et mathématicien, dans son livre Science Speaks, à partir d’une analyse mathématique, démontre qu’il est tout à fait impossible que les affirmations précises au sujet de Celui qui devait venir aient pu s’accomplir en une seule personne par simple coïncidence. La probabilité que seulement huit de ces douzaines de prophéties puissent se réaliser dans la vie d’un seul homme a été estimée à 1 sur 10 puissance 17. Cela équivaut à une chance sur (cent milles milliards)100, 000, 000, 000, 000,000. A l’astronaume d conclure:
En employant la science des probabilités, la chance que 48 de ces prophéties se réalisent dans la vie d’une personne est de 1 sur 10 puissance 157, soit 1 suivi de 157 zéros.[3]
Il aurait été censé de comprendre qu’il pouvait s’agir d’une pure coïncidence dans le cas de 2 ou trois prophéties par exemple. Mais dans ce cas précis, force est d’admettre que toutes ces prophéties accomplies rejettent d’un revers de main toute probabilité.
La mort de Jésus au regard des prophéties de l’AT
Beaucoup de spéculations sont formulées sur la mort de Jésus. Parmi les plus populaires, la théorie de la mort apparente et la théorie du complot de la Pâque. Cependant aucune de ces théories ne tient la route. Au regard de la Bible, les recherches montrent que pas moins de 29 prophéties furent accomplies dans la période de 24 heures conduisant à la mort de Jésus.[4] Il ne fait aucun doute qu’aucun écrivain du Nouveau Testament ne tenait pour théorie ou fausse la mort de Jésus.
Pierre, disciple très rapproché de Jésus, était le premier à prononcer un discours biblique pour expliquer que toutes les prophéties de l’Ancien Testament relatives aux souffrances et à la mort de Jésus étaient accomplies en Jésus. Ce sont des témoins clés vivants qui pouvaient être contactés à tout moment pour prouver la véracité de leurs messages.
La mort de Jésus au regard des experts
Publié le 21 Mars 1986 dans la prestigieuse revue du Journal of the American Medical Association (Journal de l’Association Médicale Américaine), un article scientifique retient notre attention. Cet article analyse les pratiques de l’époque et les évènements entourant la mort de Jésus comme: le jardin de Gethsémani, les procès Juifs, les procès Romains, la santé de Jésus, les pratiques entourant les flagellations, les aspects médicaux de la flagellation, la flagellation de Jésus, les pratiques de la crucifixion, les aspects médicaux de la crucifixion, les poignets cloués, les difficultés respiratoires, les conditions affreuses, le trajet de la lance et autres facteurs contribuant. Considérant tous ces éléments, l’article affirme que les interprétations voulant que Jésus ne soit pas mort sur la croix ne concordent pas avec les connaissances médicales modernes.[5] En termes clairs, les experts concluent :
Clairement, le poids des évidences historiques et médicales indique que Jésus est mort avant que son côté fut percé par la lance et supporte la version traditionnelle selon laquelle la lance pénétrant ses côtes du côté droit aurait perforé non seulement son poumon droit mais aussi le péricardique et son cœur lui donnant la mort. Aussi, toute interprétation selon laquelle Jésus n’est pas mort sur la croix semble carrément bizarre au regard des connaissances de la médecine moderne.[6]
Cité par Lesly Jules, à Craig A. Evans, dans ses ouvrages Jesus and the Romains of His day et Fabricating Jesus, de fouetter la conscience de tous les historiens détracteurs sur la mort de Jésus comme fait historique en ces termes :
Aucun historien sérieux, indépendamment de sa profession religieuse ou pas, ne doute que Jésus de Nazareth ait réellement vécu au premier siècle et ait été exécuté sous l’autorité de Ponce Pilate, gouverneur de la Judée-Samarie.
Jésus était réellement mort. Le croyez-vous ? La mort la plus importante de l’histoire de l’humanité, considérant sa finalité rédemptrice, ne saurait ne pas avoir des ennemis farouches pour tenter de l’étouffer à tout prix de manière la plus déloyale.
Premier épisode de la série : Le Salut comme un espoir à venir/fondement de la foi chrétienne
[1] Lc.24.24-46. Autres passages à considérer : Gen. 12:3 ; 18:18 ; 22:18 ; Es.17.14 ; 1.1 ; Jer.23.5 ; Mi.5.2 ; Matt. 1.18-23 ; 2.1 ; Deut.18.15 ; Jn.6.14 ; Ac.3.20-30
[2] United Church of God (Janvier 2011). L’incroyable accomplissement des prophéties concernant Jésus : https://francais.ucg.org/outils-detude-de-la-bible/brochures/jesus-christ-la-veritable-histoire/lincroyable-accomplissement-des-propheties-concernant-jesus
[3] Pierre Stoner. Science speaks, 1963, p.100-109, cité par le même article précédent.
[4] Ps.22.17, 19 ; 34.21 ; 69.22 ; Jn. 19.23-24,32-34 ; 20.25,27; Zac.12.10; Es.53.12 ; Lc.23.34 ; Matt.26.14,15 ; 27.34 ; Ac.18 ; 1 Cor.15.3,4
[5] Revue « En route ». La mort physique de Jésus :Une étude scientifique médicale http://www.revueenroute.jeminforme.org/la_mort_physique_de_jesus_1.php
[6] Dr. Lesly Jules. Le Jésus des croyants, mythe ou réalité, App-O-Logia, 29 Juin 2019
[1] Cité par Alister McGrath, Le Dieu inconnu, p. 112