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La résurrection de Jésus : Fait biblique et historique

Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. 1 Corinthiens. 15. 19

La résurrection de Jésus

    Les prétendues théories émises sur la résurrection de Jésus-Christ sont plusieurs. Parmi lesquelles, je cite : les disciples hallucinaient, le corps fut placé dans un autre tombeau, les disciples ont orchestré une tromperie, Jésus n’était pas vraiment mort, Jésus avait un frère jumeau. En réalité aucune n’est convaincante. 

    Du côté de la Bible, notamment le Nouveau Testament, la résurrection de Jésus est un fait indiscutable. Le refus des Sadducéens de ne pas croire dans la résurrection des morts n’a même pas affecté la vérité évangélique.

    L’Evangile, écrit par les 4 évangélistes, rapporte à l’unanimité, de manière nuancée dans les détails, le fait que le tombeau où Jésus a été mis fût vide.[1] Cela balaie toute théorie du complot. Evidemment, les Juifs avaient corrompu les soldats pour qu’ils disent que les disciples avaient enlevé le corps de Jésus pendant que ceux-ci dormaient. C’est ce qui a aidé à développer la théorie du complot chez les Juifs encore aujourd’hui.

    Les disciples de Jésus-Christ ne s’attendaient même pas à sa résurrection, ce qui est quand même étonnant après tant d’avertissements et d’enseignements de Jésus. Par la suite, aucun d’eux n’émettait de réserve sur le fait de la résurrection, y compris Thomas, après avoir lui-même l’attesté de ses propres yeux.

    Voilà pourquoi ces hommes étaient prêts à donner leur vie pour cette vérité. A ce titre, cité par Dr. Lesly Jules, l’apologète Garry Habermas souligne : « Il n’y a jamais eu un temps où le message de la résurrection n’était pas partie intégrale de la proclamation apostolique. »

    Luc, en sa qualité de médecin et de chercheur, dans les Actes, renchérit ce qu’il a présenté dans l’Evangile de Luc en nous disant que Jésus a donné plusieurs preuves de sa résurrection et se montrait aux disciples pendant quarante jours.[2] (Ac. 1.3) Paul corrobore ce fait important pour dire que Jésus est apparu à plus de 500 frères à la fois, dont la plupart étaient encore vivant au moment où il a rédigé 1 Corinthiens 15 en l’an 53, soit 23 ans après les faits de la crucifixion et de la résurrection en l’an 30.

    Ces données réfutent carrément la théorie d’hallucination des disciples. Des témoins étaient encore vivants pour réfuter les contradictions. Il est médicalement impossible que plus de 500 personnes hallucinent un même évènement, nous disent les experts en médecine. D’autre en plus que ces apparitions n’avaient pas lieu en même temps.

    Paul, dans 1 Corinthiens 15 les versets 14 à 17, chapitre que j’appelle « l’hymne à la résurrection », démontre clairement que la résurrection de Jésus-Christ-Christ est la plus grande preuve de l’immortalité, et par conséquent le socle fondateur de la foi évangélique. C’est absolument impensable d’imaginer la foi chrétienne sans la résurrection. C’est le plus grand miracle que Dieu n’ait jamais opéré dans toute l’histoire de l’humanité. Alors, si vous ne croyez pas aux miracles, en voici un.

Eléments de preuves extérieurs à la Bible (au NT)

    Le grand historien Juif, Titus Flavius Josephus (37-100) a rapporté ceci :

En ce temps-là existait un homme sage appelé Jésus. Sa conduite était vertueuse, il était connu comme un homme de bien. Et plusieurs parmi les Juifs et les autres nations devinrent ses disciples. Pilate le condamne à être crucifié et à mourir. Et ses disciples ne l’ont pas pour autant abandonné. Ils affirment qu’il leur est apparu 3 jours après la crucifixion et qu’il était vivant ; et donc, il était peut-être le Messie sur lequel les prophètes avaient parlé avec tant d’émerveillement.[3]

    J’espère qu’au fil du temps Flavius avait fini par enlever le « peut-être » pour croire que Jésus était effectivement le Messie dont les prophètes avaient parlé avec tant d’émerveillement.

    Dans son ouvrage The historical Jesus : ancient evidence for the life of Christ », Gary R. Habermas nous présente 12 évidences historiques ayant rapport à la mort et à la résurrection de Jésus :[4]

1. Jésus est mort par crucifixion.

2. Il a été enterré.

3. Sa mort a provoqué le désespoir chez ses disciples.

4. Le tombeau était vide.

5. Les disciples ont eu des expériences qu’ils croyaient être des apparitions littérales de Jésus ressuscité.

6. Les disciples ont été transformés, de douteurs en proclamateurs audacieux.

 7. La résurrection était le message central.

 8. Ils ont prêché le message de la résurrection de Jésus à Jérusalem.

 9. L’Eglise est née et a grandi.

10. Les Juifs orthodoxes qui croyaient au Christ ont fait du dimanche leur premier jour de culte.

11. Jacques, l’un des sceptiques de la famille, a été converti à la foi quand il a vu Jésus ressuscité.

12. Paul, un opposant farouche, s’est converti à la foi pour en devenir le défenseur.

Le sens de la résurrection pour les disciples de Jésus de tous les temps

1. La préexistence éternelle de Christ. Il est le Fils de Dieu (Jean 1.1). S’il n’était qu’un simple homme moraliste ou chef religieux, sa résurrection ne serait pas plus importante que celle de Lazare.

2. Jésus était réellement homme (1 Jean 1.1). Cela montre clairement que notre résurrection corporelle est possible et aura lieu certainement.

3. Par sa mort et sa résurrection, Jésus inaugure une nouvelle alliance en faisant de l’Eglise son peuple, selon 1 Pierre 2.10.

4. La mise en échec public une fois pour toutes du péché et de la mort, deux ennemis redoutables de l’être humain.

5. La mort ne met pas fin à tout. L’éternité existe.

6. La foi chrétienne est fondée sur des faits avérés d’un Dieu Vivant, Fidèle et Tout-Puissant.


[1] Matt. 28; Mc. 16; Lc. 24; Jn. 20. Je vous donne tous les chapitres où le fait de la résurrection est rapporté par les Evangélistes pour situer les contextes et pour que vous puissiez tenir compte des évènements qui se sont déroulés après la résurrection. Les différentes apparitions sont nécessaires.

[2] Ac. 1.3

[3] Cité par Lesly Jules dans Le Jésus des croyants, mythe ou réalité.

[4] Ibid.

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