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Le plaisir comme finalité de l’existence humaine

Le plaisir comme finalité de l’existence humaine est une réflexion prosaïque sur le plaisir  et l’existence dans une perspective biblique. En essence, notre réflexion est basée sur la pensée du très expérimenté Roi Salomon consigné dans son livre Ecclésiaste, notamment le dernier chapitre. Bonne réflexion ! A écouter aussi sur notre podcast Je crois, donc je parle.

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Etre humain, réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton cœur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton cœur et selon les regards de tes yeux. Quel magnifique conseil ! Quelle sublime exhortation !

Le plaisir est beau ; le plaisir est savoureux ; le plaisir est à rechercher.

Qui peut vivre sans le plaisir ? La réjouissance éloigne de nous des maladies psychosomatiques et nous donne la sensation qu’il n’y a que le présent qui compte.

Vivre avec le regret d’avoir raté les plaisir de sa jeunesse est répugnant et cruel. Vivre pleinement sa vie ne doit pas être tout simplement un instant, mais une quête, une vocation sacrée, une raison d’existence.

Le cœur humain a été conçu pour désirer, pour aimer et pour battre au rythme des plaisirs de la vie. Un cœur serré et chagriné est un mauvais accompagnateur de l’humain. Il est plus proche de la mort que de la vie.

Les yeux sont faits pour contempler le beau, le magnifique, le sublime, le vrai et le réel. Cesser de contempler c’est cesser de vivre. Vivre c’est admirer, c’est s’émerveiller. Personne ne doit être privé de son droit de contemplation et d’émerveillement.

Notre sens de contemplation est naturel. Il prend sa source dans le Créateur qui, après avoir fini de tout créer, s’est mis à contempler, admirer ses chef-d’œuvres. Pas même une seconde il n’a éprouvé de regret pour ce qu’Il a créé, à partir de rien ou de quelque chose non éternelle qui existait déjà.

Le plaisir est l’observation, la méditation et l’exaltation de ce qui fait palpiter notre cœur pour finir par créer en nous le désir de gouter, de délecter et d’expérimenter.

Le plaisir est sacré parce qu’il est divin. La jeunesse est cette période sensible au cours de laquelle des sensations fortes sont recherchées avec passion, fugacité et de manière effrénée.

Si nous recherchons le plaisir c’est parce que forcément existe quelque chose ou quelqu’un pouvant l’étancher. Notre soif de plaisir traduit la réalité de notre constitution corporelle, de notre physionomie. Nos hormones de plaisir ne nous trahissent pas. Ils nous poussent tout simplement à combler un vide, à répondre à un besoin naturel et existentiel. Le véritable plaisir n’est-il pas en Dieu, son Créateur ?

Dieu se réjouit-Il quand il voit rire, chanter, danser et sauter de joie Ses propres créatures ? Dans la création, chaque être vivant à sa manière de se réjouir, de se divertir et de se créer des plaisirs. Le vivant c’est le plaisir, la réjouissance au maximum.

Alors, la finalité de l’existence humaine est-elle le plaisir dans toutes ses composantes et typologies ? L’être humain a-t-il été créé pour le plaisir ? Si oui, pour le plaisir de quoi ou de qui ?

Tout a été créé dans un cadre précis, défini par le Créateur. Sortir de ce cadre n’engendrent que le dysfonctionnement et une existence sans sens.

Le plaisir humain a été défini dans un cadre, dans l’équation existentielle Dieu-homme. Ce n’est pas l’humain qui a défini le cadre, mais Son concepteur et Designer. Par conséquent, il  été créé, conçu pour le plaisir de Dieu dans le cadre une relation d’abord voulue et désirée par Dieu lui-même.

Quand l’être humain sort du cadre pour prendre son plaisir, il choisit délibérément d’être dysfonctionnel et de vivre une existence frêle, sans but ultime. Tous ses plaisirs n’apportent en fin qu’amertume, chagrin, la peur de la mort et la culpabilité permanente. Même le plaisir sain n’est qu’un instant, un cadeau empoisonné, une planche dorée pourrie. Si Dieu n’a pas créé l’être humain pour combler un quelconque vide, ce dernier par contre à un vide existentiel à combler.

Quand le plaisir n’est pas vécu et expérimenté comme un acte d’adoration et de soumission à Dieu, tout devient fade et insensé. Le plaisir, pris dans le contexte de l’adoration est effectivement la finalité de l’existence humaine.

Ainsi, la fin du discours est correcte : Crains Dieu et observe ses commandements ; voilà ce que doit tout homme. Au final, Dieu jugera tout plaisir vécu sur terre. Une fois le jugement prononcé aucune voie de recours ne sera possible.

Le plaisir comme finalité de l’existence humaine vous a plu ou convaincu sur un point particulier, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire ou écrivez-vous à jecroisdoncjeparle@gmail.com

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